| Du haut des remparts aux méandres de l'âge du Fer.
Hommages à Anne Colin BEHAGUE B., CONSTANTIN Th., CONY A., DUMAS A., FABIANI M. (Éd.) Collection Revue Aquitania (47) ISBN : 978-2-910763-11-4 Bordeaux, 2026 - 236 p. 25.00€
Présentation : Les recherches menées par Anne Colin se sont attachées à mieux définir les cadres chronologiques et culturels des sociétés de l’âge du Fer. Ses travaux sur les remparts, les structures d’habitat et la culture matérielle l’ont d’abord amenée à préciser la chronologie des oppida. Elle s’est ensuite intéressée au territoire et aux relations entre les sociétés et leur environnement, en privilégiant les collaborations interdisciplinaires. Tout au long de sa carrière universitaire, elle n’a eu de cesse de transmettre ses connaissances à ses étudiants .../... , devenus ses collègues, qui ont rassemblé ici un florilège d’articles regroupés en trois thèmes.
L’analyse du territoire et des agglomérations fortifiées fait l’objet d’un premier ensemble de contributions. Aux iie et ier s. a.C., la multiplication des oppida conduit à s’interroger sur les choix d’implantation, les superficies encloses et les techniques de construction des fortifications en Gaule, Grande-Bretagne et Irlande. Les études de site (Amboise) ou de territoire de peuples (Pétrocores) abordent cette question en faisant varier les échelles d’observation. Le réexamen des connaissances sur les camps militaires césariens autour d’Alésia illustre la fin de l’âge du Fer marquée par la Guerre des Gaules.
Un deuxième thème concerne les objets produits et échangés par les sociétés protohistoriques, non seulement parce qu’ils sont porteurs d’informations chronologiques essentielles, mais aussi parce qu’ils mettent en lumière les codes culturels d’une époque, la circulation de savoir-faire techniques et les échanges commerciaux. Il en est ainsi de la vaisselle céramique, des éléments de parure, de la statuaire, des objets métalliques découverts dans certains puits ou encore des amphores. L’analyse du répertoire décoratif de certains objets bénéficie de plus de l’apport des techniques d’imagerie récentes.
Une troisième partie regroupe des contributions relatives aux voies de circulation fluviales et terrestres. L’évolution géomorphologique de la Garonne fait l’objet de reconstitutions diachroniques. Les ouvrages de franchissement de cours d’eau sont abordés à partir d’exemples médocains tandis que les mentions de la lieue gauloise révèlent son utilisation dans les itinéraires routiers bien après la Conquête.(plus) |